La plupart se taisaient

Un recueil de nouvelles. Chaque récit est la voix d’un personnage qui se tient face au monde et nous en livre une parcelle, une perception. Je cherche ici, plus qu’ailleurs, à questionner le lecteur sur sa propre attitude et appartenance à la société humaine.

« (…) Le récit racial n’est jamais loin du délire. Personne n’osait commenter, tous regardait ailleurs, moi je regardais d’en bas, silencieux comme toujours assis sur un tabouret à ma taille. Dans l’air confit du salon d’hiver il déroulait d’un ton gourmand son théâtre des races, et il nous fixait, tour à tour, voyant à travers nous, entre nous, l’affrontement sans fin de figures anciennes. Je ne sais pas de quel peuple je descends. Mais peu importe, n’est-ce pas ? Car il n’est pas de race. N’est-ce pas ? Elles n’existent pas ces figures qui se battent. Notre vie est bien plus paisible. N’est-ce pas ? Nous sommes bien tous les mêmes. N’est-ce pas ? Ne vivons-nous pas ensemble ? N’est-ce pas ? Répondez-moi. » Alexis Jenni, L’Art français de la guerre.

Recueil des nouvelles :

Une ballade pour mémoire

Une chanson triste

Lydie

Le crâne et le joueur d’échecs

Aujourd’hui j’ai peur

Etc.

Mardi

Rachel

Revoir sa mer

Madeleine était vierge

Les ombres ne portent pas de nom

Le Petit Monsieur à bretelles du cinquième

Besogneux

Apparemment…

Amblypygi

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