Annonce

Chers tous !
J’ai une grrrrrrrrande annonce à vous faire !
(oui oui oui, avec autant de r que ça !)

J’ai finalement décidé de me sacrifier sur l’autel du GAFA, et vous pourrez donc trouver Hamlet ou l’exil sur Amazon ! 

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N’hésitez pas à acheter plusieurs exemplaires, à distribuer partout, à en parler sur tout les toits, bref, rendez-moi riche et célèbre ^^ 

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3. Parmentier

J’aurais dû me détendre, mais ce n’était pas si simple. Je ne tenais pas en place, je voulais traverser cette pièce m’éloigner de la foule. Cette moquette verte : mon existence se joue et quelqu’un d’autre tient les dés ?
La solitude n’est pas possible, il y a toujours quelqu’un à soulager, quelqu’un dont la blessure est plus mortelle que la mienne. Aider. Aider cet enfant qui ne respire déjà plus. C’est pour les vivants qu’on continue, les défunts sont en paix, eux. Tous les rites, mascarades pour soigner les survivants.
Alors porter la foule. Je reconnais Keira et d’autres. Nous avançons vers chez Manfred. Les murs sont couverts de salpêtre et de petits papiers adhésifs blancs portant mon nom. Bonjour, bonjour la famille, bonjour. Mon nom, encore mon nom, avait-il peur de l’oublier ? Assemblés ainsi autour du miroir où je me regarde, je pers le sens de ces mots, je ne me reconnais plus dans ces lettres. Je sais que nous devons prendre un train, c’est écrit. Beaucoup sont heureux d’avoir gagné un billet. Moi, comme toujours dirait-il, j’ai une appréhension sourde au fond des tripes. Nous sommes bien trop nombreux pour qu’il existe un billet retour. Les ombres de l’histoire ne me lâchent jamais, Lazare trouve cela précieux, lui.
Où est-il d’ailleurs ? À l’abri, il a écouté mes mises en garde et me laisse jusqu’au bout l’oublier et tenter de sauver les autres. C’est une habitude et un accord tacite, il me tirera d’affaire, après.
La grande place, les convois. Je commence à comprendre que je n’avais pas tort. Keira et Manfred se forcent à rire, pour ne pas se rendre à l’évidence. L’architecture est étrange, du plafond au sol, on tient cinq hommes assis les uns sur les autres, et le système de quinconce permet de stocker un grand nombre de gens. Je suis en dessous de Manfred, numéro 33. Nous pensons à la blague que Congo aurait faite. Mais il n’est plus là, il ne rira plus et nous n’aurions jamais dû prendre place. Nous ne reviendrons pas. Je le sais alors que retentis un grossier pastiche du Gloria.

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4. Saint-Michel

« Ça recommence, ça recommence encore… » pensais-je avec une infinie détresse en passant la porte de ce café aux allures de fond de cale d’un bateau négrier.
Une femme est là, à moitié lavandière à moitié mère d’un millier d’orphelins. Elle tient à ce que je me repose dans ses draps gris mais qui sentes fort le savon. Elle me parle encore et encore des grands escaliers de marbre, des salles de musées que j’ai traversées qui ne sont rien pour elle et qui devraient être tout pour moi. Et du thé qui est rouge, du café qui est vert et des baies qui sont de mille couleurs. Ses orphelins ne passeront jamais l’initiation, le tremblement de terre, la grande catastrophe, est arrivé durant leur absence, il n’y a plus de terre des ancêtres où se retourner.
« Ils deviendront tout de même adultes » dis-je. Mais elle n’y croit pas. Elle me montre ces monuments qui font mal à mon cœur, qui ont transformé les quais de Seine de ma jeunesse en une galerie sans fin de souvenirs douloureux. Tiens, on doutait tout à l’heure de l’année d’inauguration de celui-ci… Je me souvenais bien, on l’avait finalement créé juste avant une autre catastrophe. On a pensé à panser la plaie trop tard, la haine n’était plus à nos trousses, elle nous tenait par le bras. Il y a désormais un autre mémorial qui a poussé, long très long, comme toujours de grandes statues allégoriques et les couleurs de notre drapeau, des phrases très belles pour le marbre que personne ne prend le temps de lire, ressentir, assimiler. À la mémoire de la résistance au terrorisme, à la fois pour les morts et les fraternels qui tiennent encore à vivre ensemble.
Des gamins impolis escaladent pour toucher les fesses de l’Esprit de révolte et de Liberté. C’est odieux. Ça me rappelle ce monument, à l’Est, dénué de tout, qui commémore a lui seul toutes les victimes de toutes les guerres. J’avais pleuré de sa simplicité, de sa justesse. Et je me souviens de ces odieuses, à l’Est encore, plus au Nord et dans la neige, qui riaient à gorge déployée du « fun » que c’était d’être ici. Ici où tant d’humains avaient succombé à l’enfer.
Je voulais hurler de ce souvenir quand la femme m’a touché le bras, « Penses-tu vraiment qu’ils deviendront quand même adultes ? Repose-toi maintenant, pour l’instant nous sommes bloqués, la ville est quadrillée puisque la haine court encore les rues, mais demain il faudra que quelqu’un nous montre le chemin, il faut que tu sois reposée pour ça. »
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1. Tuileries

Bien sûr qu’il est loin le temps des Moomins où l’on tremblait avant que tout s’arrange à la fin. Bien sûr qu’on est entré dans le temps des pagailles. Mais c’est ta drogue l’adversité. C’est ta fierté de décevoir certains espoirs. C’est ton habitude de rire de toi-même et te blesser de ta propre amertume. Ton habitude, aussi, de prendre les responsabilités. C’est de ta faute, toujours, tu le tournes à la dérision, tu t’abîmes à le savoir, tu t’y attends, et au fond tu le cherches. Ça ne change rien de le savoir, ça ne changera jamais rien. Tu ne vois plus quoi changer en toi, plus rien ne te fait souffrir, au fond. Tu as admis tout cela, peut-on pousser trop loin la résilience ? C’est face au vent que tu te sens vivre, que tu te sens pleine. Mais es-tu un oiseau qui plane ou un rocher immobile ? As-tu de l’énergie ou de la résignation ? 

Non pas de résignation jamais. C’est pour l’infini que tu as signé. L’immensité et rien d’autre, ne jamais s’arrêter en chemin. Tu t’indignes de ne pas être à ta propre hauteur, au rendez-vous de ta propre vérité. Les réponses sont toutes en toi, mais comment les trouver quand tu as égaré les questions ?

 

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7. Chaussée d’Antin – La Fayette

On arrivait enfin dans cette cité parfaite, en voiture, avec Manfred. Un immense et merveilleux arbre abritant des architectures diverses et surréalistes. Joseph et son compère étaient sur la terrasse et pensaient redresser l’état où Quentin est coincé. Il y a fort à faire, mais je leur fais confiance. Mon bras est plâtré, c’est assez difficile pour moi d’arriver jusqu’à l’appartement par l’escalier en bambou sous marin, Joanna m’aide, heureusement. Sur le grand tableau des missions il était indiqué que Manfred et moi devions assister à la visite du Roi des Elfes pour les 230423 années de son règne. Je passe par la baignoire pour accéder au placard et me changer, Joanna me tend des vêtements qui ne sont pas appropriés à une telle occasion. Manfred s’en charge. En m’aidant à retirer mon chemisier, il s’exclame « mais en fait, tu fais rire Marcel Cerdan, toi ! », et me regarde. Je n’ai eu aucun mouvement de recul, tout semblait tellement normal.

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7. Crimée

Et… Je ne me rappelle plus exactement. Je m’étais retiré d’un pas ou deux de moi-même, pour mieux y voir. Une voix a posé ce constat, simple, désarmant, sans animosité, rancœur ou frustration, même pas une once de surprise : « Oh, so this is how it ends. » La formulation, limpide, excuse l’anglais. Un « Ah, alors c’est ainsi que cela finit. » serait étrange sans point d’interrogation, n’est-ce pas ? Entrerait alors une multitude de sentiments et de sous-entendus qu’il n’y a pas lieu d’y voir.
Tout cela aurait-il pu tourner autrement ? Le scénario aurait, bien entendu, pu être amendé, cent fois, mille fois, plus encore. Mais au fond, et ça je m’en souviens très bien, c’est ce qui m’est apparu le plus clairement depuis mes deux pas de reculs, tout n’aurait fait que retarder cette fin-là. Cette exacte fin-là.
Évidemment, il y a de la peine, comme à chaque fois que l’on constate l’échec d’un investissement considérable. Rien de terrible ou d’insurmontable, pourtant. Un « c’est con, mais bon… » Peut-être, probablement même, parce qu’on a toujours su qu’il y avait quelque chose de biaisé à la base. Des handicaps, des poutres pas tout à fait droites qu’on n’a pas voulu redresser. Le temps passant, accumulant du poids, d’autres petites erreurs de constructions soigneusement niées… Patatras. Mais au fond on l’a toujours su.
L’amour dans tout ça ? Ni mis au rebut, ni nié, ni oublié… Ni même terminé. La place dans mon cœur ne saurait être vide. Il reste un éclat, un fragment, ce que j’ai pris pour vrai, qui l’était peut-être, une certaine version de ce quelqu’un. Je ne renie rien de ce que j’ai été, de ce qu’il fut, de ce que nous fumes. Mais cette relation n’a simplement plus d’avenir, je le sais maintenant.
Cela se passe sans mot, sans formulation qui acte ce changement. Je le vis difficilement, bien sûr que j’ai toujours besoin de mots et j’ai un besoin pathologique de situation définitive. Un héritage des tragédies grecques, sûrement, ou des conflits siciliens, quelque chose de ce goût-là qui traîne toujours dans mon sang.
Nous ne nous dirons pas au revoir. Nous ajouterons encore de petites incompréhensions et nous en détournerons le regard. Par lâcheté à remettre droit ? Par lassitude ? Par manque de mot ? Je plaide l’excès de délicatesse, je ne saurais rien formuler qui ne heurte pas irrémédiablement. Vanité, violence gratuite et non constructive. Je ne suis pas de ce lexique.
Et peut-être, sur les débris, si chacun se penche sur les malfaçons et en tire ses responsabilités, dans quelque temps, chemin faisant de l’existence sur des routes qui se séparent aujourd’hui, un carrefour nous rassemblera. Qui sait ?

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12. Jules Joffrin

Bien sûr qu’il est des amours dont on ne guérit jamais. Des sentiments portés par l’affection, le pardon, l’acceptation… ce sont des amours dont on n’attend rien à part la capacité de donner à un être, de le chérir quoiqu’il advienne. Comment l’a-t-on choisi ou découvert à l’origine ? Peut-être cela vient-il d’une époque avant même le temps… peut-être cela vient-il d’une qualité de regard de sa part qui nous lave de tout, nous rend à nos rêves et notre idéal, à la meilleure version de nous-mêmes.

Face à cela, certains tiennent des discours odieux. L’amour s’achèterait, se mériterait, serait source d’orgueil. L’amour n’est pas une monnaie d’échange. L’autre n’est pas un trophée. Ce genre d’attachement ne saurait être que social : je t’aime parce que tu me rends fier, je t’aime parce que tu es digne de cela, mais peux tomber de ce statut à tout moment… cela n’est pas de l’amour. Cela n’est pas une marque du cœur qui refuse de guérir, ce n’est à peine qu’une trace morale, une affection du sens commun.

Bien sûr, par manque de mot, on utilise parfois des expressions du second pour exprimer les sentiments du premier. Les « je suis fier pour toi » ne sont pas à rapprocher des « je suis fier de toi ». Vous constatez le monde qui se tient entre les deux ? En bref cela se résume peut-être ainsi : un amour entièrement orienté vers l’autre contre un attachement qui ne verrait l’autre qu’en outil de son propre bien être. Il est des amours au-dessus de toute matérialité, et des attachements côtés en bourse.

J’aime beaucoup d’êtres de la première façon, contre vents et marées, au premier regard. Ne me demandez pas de me guérir de cela, d’oublier, car cela « n’est que platonique », ou « pas assez réciproque », et alors ? N’aimez-vous pas votre frère ? Ne considérez-vous que la souffrance dans les sentiments, et non une plénitude éprouvée à regarder un être cher ? Ne vous détachez-vous jamais de vous-même ?

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Ailleurs sur la ligne 12 :
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6. Trocadéro

C’est toujours toi que tu viens revoir ou rechercher. Plutôt, c’est toujours toi que tu trouves quand tu fuyais ta rage dans la quête d’un Autre. Pourtant, tu devrais bien le savoir maintenant… c’est toi que tu croises alors au détour de la rue. Déjà, nous pourrions saluer qu’aujourd’hui tu ne blâmes plus comme par le passer. Tu n’es plus la tristesse ou le doute, tu n’es plus négligeable ou effaçable. Ta rage vient de là, comme le frappement de pieds du flamenco, comme ce souvenir du cri « no pasarán » bien sûr qu’ils passeront tu le sais bien, mais tu auras refusé avant. Tu te seras tenu droit avant. Tu auras existé, avant. Alors oui, la peur. Celle d’aller trop loin, car le sang… mais laisse tout cela, tu sais bien que cela n’arrivera pas, on est bien trop loin aujourd’hui du rationnel et de la logique. Il n’y a rien à raisonner, essaye donc de pardonner à toi et à tous. Essaye, ça ne mange pas de pain. Et fuis oui, cours vers ailleurs pour te changer les idées. Tu te croiseras encore au coin de la rue. 

C’est toujours à l’étincelle que tu retournes. Mais elle te revient comme une image, avec cette blessure amère de ce à quoi tu appartiens sans jamais pouvoir y toucher. Ce que tu reconnais comme ton essence même, sans pouvoir le garder. 

Peut-être n’y a-t-il rien à retrouver ? Peut-être es-tu nostalgique de ce qui n’a jamais été ? Peut-être que ce que tu crois voir et être toi n’est qu’un mirage et jamais tu ne seras entier. Toujours condamner à espérer combler un vide… qui serait ta vérité ? 

Te souviens-tu vraiment d’avoir eu la capacité d’aimer ? Que regrettes-tu réellement ? Que crois-tu avoir trahi de tes rêves et ton héritage ? Tu vois, tu ne sais que répondre… 

Te souviens-tu vraiment d’avoir été libre de cette douleur sourde ? Non, puisque c’est toujours elle qui t’a poussé à créer ! Sinon, quel serait cet élan qui ne te quitte jamais, qui te fait fuir tu ne sais quoi ou poursuivre tu ne sais qui. Un reflet sans doute, une étoile ? Une lumière en tous cas, toujours une lumière ou une couleur, ces matières et ces silences que seuls les pigments savent susciter, qui t’apaisent. 

Au fond, ne faut-il pas être un peu perdu pour toujours s’émerveiller ? Que cherches-tu sinon l’écho de ta propre voix dans tout ce que tu veux croire étranger. Que cherches-tu sinon ton propre reflet, sinon le regard que tu as déjà posé, les souvenirs que tu as déjà engrangés ? Tu veux te souvenir pour te rappeler de toi-même, te rattraper toi-même. Lorsque tu cherches à fuir ou à abandonner, c’est toujours cette partie de toi, ces yeux d’émerveillement, qui viennent te retrouver. Tu entends déjà, comme moi, ceux qui diront qu’il s’agit de Dieu. Laissons-les dire, nous n’avons rien contre. Et si l’on connaissait la vérité, nous ne serions ni toi ni moi, ici en train de chercher encore à comprendre ce souvenir que nous avons sur le bout des cils, mais qui ne revient pas. Oui, ces images au bout du cœur qui pourraient enfin tout éclairer, mais qui ne reviennent pas. Manque-t-il une clef, manque-t-il un passeport, manque-t-il un courage ? Tu n’en peux plus de cette intuition : tu ne pourras jamais assez écrire sur le trou béant de ton âme et pourtant tu le remplis sans cesse de mots. Il y a un sens qui t’échappe et tu veux croire à un mystère qui se résoudra au détour d’une ligne. N’importe où, n’importe où où tu voudras fuir tu retrouveras ton propre regard. Comme Caïn poursuivit par l’œil d’Abel, c’est ton propre regard qui te scrutera toujours. Le destin t’y rapportera sans cesse, chaque image chaque mot chaque hasard s’accumule comme coup de bélier contre le rempart de ce fichu souvenir. Et après tout sera lumière. Mais que faut-il encore pour éclore cette énigme et ne plus trembler de la rage de l’incompris ?

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